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 (alek) ❅ i can see the darkness through the cracks

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we write our own endings


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MessageSujet: (alek) ❅ i can see the darkness through the cracks   Mer 7 Juin - 5:03

take it back, i would take it back
for just another minute, just another chance with you
@noahgunderson

« C’est pas une bonne idée Norah. » Tu ignores les mots de ta meilleure amie alors que tu te concentres à appliquer une dernière touche de gloss sur tes lèvres. Tu regardes ton reflet dans le miroir de ta chambre dans cet appartement que tu partages avec la jeune Nielsen, nerveuse à l’idée de ce que tu veux faire, de ce que tu dois faire. Ça fait une semaine déjà depuis ce qui s’est passé au travail. La désorganisation d’Erik, cette « deuxième » première rencontre avec Alek, cette journée étrange où tu as appris la vérité, ou du moins une petite partie. Eirin, elle a remplit le reste lorsque tu l’as réveillé en panique en revenant du travail plus tôt que d’habitude cette nuit-là. Elle non plus, elle ne comprenait pas comment vous aviez pu retourner cinq ans dans le passé, mais une chose qu’elle avait que tu ne possédais pas : elle se souvenait des cinq années disparues. Tout comme Alek. Et si ce dernier n’avait pas voulu te donner de détails sur votre relation, Eirin elle, t’avait au moins offert les grandes lignes. Alek et toi, vous étiez un couple, comme tu l’imaginais. Vous avez été ensemble un peu plus que deux ans et demi, et si elle se souvient bien, tu étais censée le rencontrer vers la fin de l’année 2017, dans un contexte similaire à votre rencontre de la semaine passée. Vous étiez heureux, vraiment heureux. Tu lui as demandé si elle savait de quoi il parlait lorsqu’il a mentionné cette nouvelle avec lequel tu le faisais languir cette nuit-là au téléphone, mais elle a refusé de te dire, prétendant que ce n’était pas son histoire à partager. Le problème, c’est que le jeune Bjørnsen – tu avais réussi à soutirer son nom de famille à ta meilleure amie – ne semblait pas très enclin à vouloir te raconter votre vision de l’histoire. Mais si Eirin n’était pas prête à remplir tous les trous, tu allais être obligée d’essayer à nouveau avec le jeune homme. Et c’était le plan de la soirée, cette idée qu’Eirin n’approuvait pas, même si au fond, tu savais qu’elle comprenait ton besoin de plus. « Bonne chance. J’sens que tu vas en avoir besoin. » Tu lui fais des gros yeux lorsque tu te retournes vers elle, et elle se contente de hausser les épaules, tournant la page du magazine qu’elle feuillette assise en indien sur ton lit. Tu t’approches d’elle, la serre rapidement dans tes bras avant de filer sans dire un mot de plus. Tu ne voulais pas l’admettre, mais tu allais avoir besoin de la chance de ton amie. De bien plus que ça même.

Tu fais le trajet jusqu’à la station de police, et tu as l’impression que le chemin t’ait familier. Tu le sais au fond que tu as dû faire ce chemin des centaines de fois avant ta mort, mais le souvenir en tant que tel ne te revient pas complètement. Tu es nerveuse sur le chemin de l’aller, tes doigts pianotant sur le volant alors que tu te stationnes dans le parking pratiquement vide de la station. Tu regardes une dernière fois l’heure sur l’écran digital de ta voiture. 20h13 Eirin t’a dit se souvenir qu’il travaillait de soir lorsque vous vous êtes rencontrés, ce qui expliquait qu’un de vos premiers rendez-vous soit un déjeuner plutôt qu’un souper. Tu n’as pas la garantie qu’il sera là, mais tu te devais d’essayer. Dans le pire des cas, tu reviendrais plus tard. Demain peut-être, ou un autre jour. Mais tu allais revenir.  Tu passes les portes de la station et tu croises le regard de deux policiers qui sortent au même moment. Ils t’envoient la main et tu les salues d’un signe de la tête en retour, même si tu n’as aucune idée de qui il s’agit. Ça te fait étrange de réaliser qu’eux, ils te connaissent alors que toi, tu n’as aucun souvenir. Tu soupires alors que tu t’approche du policier à l’accueil. Lui aussi t’offre un grand sourire et tu tentes très fort de te rappeler, mais rien ne te revient. « Hey Norah. » Tu lui offres un sourire en retour, mais devant ton silence, il semble se souvenir que toi, tu as oublier. « Oh right, you don’t remember. I’m Svein. We’ve met.. before. » Tu hoches de la tête, comme si tu te souvenais alors que non. Le néant total, encore et toujours. « Right.. how’ve you been? » C’est drôle de demander à quelqu’un que tu ne connais pas encore comment il va. Il hausse des épaules, te dit qu’il va bien, même s’il ne comprend pas ce qui s’est passé. Well you and me both pal. Tu aperçois d’autres policiers qui sortent de la station, mais aucune trace d’Alek. Quand le jeune Svein voit ton regard qui se promène partout sauf sur lui, il comprend ce que tu cherches, qui tu cherches. « You’ve come to see him I guess? » Tu hoches positivement de la tête, et tu peux facilement voir que le jeune policier est hésitant. « I don’t think.. » « Please? If you know.. than you must understand that I really need to talk to him. » Il soupire, mais se retourne sans dire un mot de plus. Il disparaît dans un couloir qui mène probablement à d’autres salles, et tu n’as qu’un souhait : qu’il revienne avec l’agent Bjørnsen. Histoire d’enfin terminer cette discussion raccourcie de votre première et dernière rencontre.

_________________
take me back to when
i found my heart and broke it here. made friends and lost them through the years. and i've not seen the roaring fields in so long, i know i've grown. and i can't wait to go home
@ed sheeran ≈ castle on the hill©️ alaska.  

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MessageSujet: Re: (alek) ❅ i can see the darkness through the cracks   Jeu 8 Juin - 20:52

i won't always love what i'll never have,
i won't always live in my regrets
@jimmyeatworld

Ça fait des jours que tu ne dors plus. C'est l'effet qu'a eu la bombe Norah sur ta vie, depuis ce retour en arrière. Tu l'avais pressenti, que ça allait arriver. Tu ne te doutais juste pas que ça allait être aussi brusque, aussi douloureux. La sentir s'effondrer dans tes bras, répondre à ses questions puis défaillir. La laisser au milieu de ce couloir et lui tourner le dos, partir en prétendant ne pas entendre la suite. Tu n'as vraiment rien eu d'un chic type sur l'instant, bien au contraire. Tu as fui égoïstement, tu as fui parce que ça devenait difficile pour toi. Tu as fui pour ne pas avoir à lui dire ces petits mots, à lui annoncer que oui, vous étiez ensemble. Que oui, vous meniez une belle existence à deux. Peut-être pas parfaite tous les jours, mais largement suffisante. Une existence dans laquelle tu aurais fini par la demander en mariage, dans un contexte beaucoup trop romantique, avec toute ta maladresse. Une existence dans laquelle vous auriez eu un enfant, et peut-être plus par la suite. Une famille à vous deux, une histoire à écrire, de photos à prendre. Un existence où vous auriez vieilli, côte à côte, jusqu'à la fin des temps. Cette existence oui, précisément, celle qui n'existera plus jamais – qui ne doit pas exister. Tu te trompes peut-être pourtant. Peut-être que l'aimer à nouveau n'aura aucune incidence sur le futur, que au contraire, tu pourras la sauver. Mais tu ne peux pas t'empêcher de songer au pire. À ce qui pourrait se passer justement, si tu retournais avec elle. Pour sûr, tu ne reproduirais pas les mêmes erreurs. Mais il se passerait peut-être autre chose, de plus terrible encore. Peut-être même que ce serait à toi de quitter la partie trop tôt, de mourir dans une intervention ou tu ne sais comment. C'est effroyable de t'en rendre compte, mais tu n'arrives pas à t'imaginer une relation avec elle qui se terminerait bien, avec un happy ending digne d'un film hollywoodien. Quand tu penses à votre couple, tu penses immédiatement à tout le malheur qui pourrait en découler, toute la souffrance. Peut-être qu'après tout, vous n'êtes juste pas faits l'un pour l'autre.

Svein arrive dans les vestiaires et te tire de tes pensées, alors que tu faisais un peu de rangement dans tes affaires. « Alek, il y a... Quelqu'un, qui te demande. » Tu arques un sourcil, incertain. « Qui ça ? » Et Svein n'ose pas répondre. Il n'ose pas dire son prénom, mais tu n'as pas besoin de plus pour le comprendre. « J'peux pas la voir, je... » Il secoue la tête. « Elle est pas décidée à partir Alek. Vas-y, j't'en prie. » T'as envie de protester mais ton collègue a déjà tourné les talons pour filer à la salle de repos, te laissant seul avec tes doutes, tes incertitudes. Tu n'as clairement pas envie de la rejoindre, pas envie de la voir. Ça te terrorise de devoir lui faire face, surtout parce que tu sais que là, tu n'as aucun motif pour la fuir, rien. Tu es piégé ici pour toute la nuit, jusqu'à ce qu'un appel se fasse entendre au standard. Tu prends ton courage à deux mains quand tu longes le corridor pour rejoindre l'accueil où elle est supposée t'attendre. Et tu ralentis un peu, quand tu l'aperçois. Parce que Norah, elle est toujours aussi belle. Elle te fait toujours le même effet, quand elle est apprêtée comme ça. Elle pourrait même être au naturel que tu ne la trouverais pas moins belle. Mais la voir ainsi, ça te ramène à vos premiers rendez-vous. À ces soirs où elle passait te chercher à pieds, à la station, ces soirs où tu terminais trop tard et pourtant, elle avait cette patience. Ça t'arrache un petit sourire nostalgique et finalement, tu t'avances. Tu viens te planter devant elle. « Salut. » Salut, c'est tout, vraiment ? Tu te sens tout bonnement ridicule, à basculer imperceptiblement d'un pied sur l'autre. Tu la regardes sans vraiment savoir quoi lui dire. Lui dire qu'elle peut rester, lui demander de partir ? « Je ne sais pas ce que tu veux mais je bosse là... » Tu es un peu plus sec que tu ne le voudrais. Mais tu ne sais plus comment t'y prendre. Ces années sans elle t'ont rendu maladroit, un peu plus bourru aussi. Puis, tu ne veux même pas lui laisser la moindre chance de s'attacher à toi, alors autant ne pas paraître trop agréable. Pour autant, tu n'arrives pas à te convaincre de lui demander de partir, alors tu te reprends. « Mais je suppose que j'ai le temps de t'offrir un café, si tu veux ? » Tu te frottes un peu la nuque avant de laisser retomber tes bras le long de ton corps, la dévisageant de tes grands yeux bleus. Et déjà, tu regrettes ta proposition.

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    (it's easier to be alone)
    nobody said it was easy, no one ever said it would be this hard. oh take me back to the start.
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MessageSujet: Re: (alek) ❅ i can see the darkness through the cracks   Mer 5 Juil - 7:21

and by morning gone was any trace of you
i think i am finally clean
@taylorswift

Depuis que tu sais pour le retour dans le temps, pour ta mort, tu as un million de questions. Un million d’interrogations, passant des grandes questions existentielles allant jusqu’au plus petit des points aléatoires. Tu te demandais pourquoi toi, tu ne te souvenais de rien, pas même des années où tu étais vivante. Tu te demandais comment ça se pouvait aussi, de revenir à la vie. Et puis tu te demandais comment avait été ta vie, entre 2017 et 2020. Comment tu étais tombée amoureuse d’Alek, comment ça se faisait qu’aujourd’hui, tu avais l’impression d’être un fardeau pour lui alors qu’Eirin t’avait dit et répéter qu’avant ta mort, il était complètement fou de toi. Tu essayes d’imaginer comment le mec que tu as pu rencontrer il y a quelques soirs à peine à ton travail a pu être amoureux de toi, comment tu as pu être amoureuse de lui alors qu’il était si froid, si distant avec toi. Tu as beau poser tes questions à ta meilleure amie, encore et encore, tu l’as connais assez pour savoir qu’elle ne te dit pas tout, qu’elle ne veut pas et qu’elle ne peut pas. Et tu as besoin de réponses. Alors tu sais que même s’il n’a pas envie de te donner les réponses – tu l’as trop bien sentie lors de votre première rencontre – Alek est le seul à pouvoir tout te dire. Le problème, c’est que tu n’as aucune idée de comment le contacter en dehors de son travail. Pas de numéro et puis même si tu l’avais, t’as l’impression qu’il éviterait de te répondre. Pas d’adresse non plus, alors tu fais la seule chose qui te semble censée : tu te présentes au poste de police. Cet endroit où tout le monde semble te connaître mais où tu ne reconnais personne. T’as le coeur qui bat trop fort contre ta poitrine alors que le policier à l’accueil – Svein à ce que tu as compris – part derrière. Tu redoutes le moment où ton regard devra croiser celui du jeune homme, mais tu sais que ce doit être fait. Que si tu ne demandes pas, tu ne sauras jamais. Et tu dois savoir, sinon tu vas devenir folle, encore plus folle que tu ne peux l’être présentement. Tu t’attends à revoir le policier qui t’a accueilli, mais il n’y a qu’Alek qui revient. Tu le regardes, peut-être un peu trop intensément, tentant de te souvenir. De quoi? Tu n’en sais rien. N’importe quoi, rien qu’une petite pièce de lui, de vous pour te dire que c’est pas complètement fou que de croire que vous avez déjà été. Dans un futur désormais disparu.

« Salut. » Tu hoches la tête légèrement, en un signe de salutation, soudainement muette devant le jeune homme. Tu passes une main dans tes cheveux, te sentant ridicule d’être coiffée et maquillée de la sorte, comme si ça allait réellement changé quelque chose. « Je ne sais pas ce que tu veux mais je bosse là… » Tu te mords la lèvre inférieure, gênée et embarrassée d’être là à le déranger comme une idiote, et tu dois te rappeler encore et encore que tu n’avais pas d’autres choix. Que tu le fais pour avoir des réponses. Que tu as le droit d’avoir des réponses toi aussi, même si tu ne te souviens de rien. « J’suis désolée, je.. j’savais pas vraiment comment te joindre autrement. » Il est tellement froid et distant, ça te donnerait presque envie de pleurer même si tu ne comprends pas réellement pourquoi. Pendant un instant, alors que le silence plane entre vous deux, tu songes à faire demi-tour, partir sans avoir obtenu ce dont tu as tant besoin. Tu échappes un long soupir et soudainement, le visage du jeune homme se détend légèrement, la distance entre vous deux semble un peu moins grande. « Mais je suppose que j’ai le temps de t’offrir un café, si tu veux? » Tu hoches positivement de la tête, peut-être un peu trop rapidement, mais tu t’en fiches. T’as juste besoin de lui parler un peu, t’as pas envie de le déranger ni de foutre sa vie en l’air, mais t’as besoin d’être rassurée, de comprendre ne serait-ce qu’un peu comment tout ce bordel a pu arriver. « Oui, je.. j’aimerais ça. Ici ou.. j’crois qu’il y a un café à deux coins de rue, ça se peut? » Tu n’arrives pas à savoir si c’est un souvenir de lui ou si tu le savais avant ça. Tu tentes de lui offrir un sourire mais t’es tellement nerveuse que t’as seulement l’impression de faire une grimace. « T’es parti un peu vite l’autre soir et je.. T’es le seul qui sait vraiment, pour moi. » C’est pas tellement clair ce que tu dis, mais tu dois le dire maintenant avant qu’il ne décide de changer d’idée et de ne pas t’offrir ce café. Tu prends une grande respiration, tente de faire le vide dans ta tête, pour faire du sens de tout ça, mais ça ne fonctionne pas réellement. « Eirin m’a dit que.. qu’on habitait ensemble. Avant, tu sais.. » T’oses pas dire le mot. Mort. « Tu te souviens d’Eirin? Petite blonde, un brin sarcastique? Je.. j’crois que vous étiez plutôt amis. »

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